FAQ: ruches / reines

Agnès FAYET - Dernière mise à jour en décembre 2011

Pourquoi avoir choisi la Dadant-Blatt 10 cadres ?

Il ne s’agit bien entendu pas d’uniformiser les pratiques apicoles. Il est réellement important de montrer aux élèves les modèles de ruches les plus utilisés sur le terrain. Il est en particulier important de montrer la différence de conduite qu’implique une ruche divisible. Bon nombre de ruchers-écoles le savent bien et l’intègrent dans leur programme de cours. Nous comprenons que le choix de la Dadant-Blatt 10 cadres ne satisfait pas les apiculteurs favorables à la WBC ou à la Dadant-Blatt 12 cadres qui ont d’excellentes raisons de préférer ces modèles. Nous avons toutefois pris le parti de choisir le modèle qui a été plébiscité par les responsables de ruchers-écoles ayant répondu au sondage envoyé au moment du lancement du projet. Nous avons simplement écouté la majorité exprimée qui avait l’intérêt de pointer une ruche répondant à un standard (Norme AFNOR NF U 82 101), ce qui est préférable dans le cadre d’un marché public et offre l’intérêt de mettre à disposition un matériel interchangeable.

Qui doit assumer les frais d’assurance, d’installation et d’entretien de la ruche ?

Les assurances et les frais engagés dans l’activité apicole sont du ressort des élèves, bien entendu. Comme beaucoup d’autres loisirs, l’apiculture est une activité qui n’est pas gratuite. C’est une réalité. S’engager dans cette voie c’est bien entendu en accepter les règles. Bien sûr, un élève qui vient simplement découvrir un nouveau champ de connaissance sera sans doute réticent à l’idée de débourser un peu d’argent. Il est libre de ne pas s’engager et de suivre les cours pour sa culture personnelle. Cependant, un élève venant apprendre la pratique apicole verra sans problème les enjeux d’une ruche de bonne qualité avantageusement subventionnée et ne rechignera pas à faire les premiers pas sur le chemin de l’apiculture : protéger la ruche, l’entretenir correctement, la surveiller, la visiter même en dehors des périodes de cours. Il apprendra directement les responsabilités qui incombent à un apiculteur, les difficultés de la tâche aussi.

A quoi s’engagent les ruchers-écoles ?

Ils s’engagent à utiliser les ruches dans le cadre de l’enseignement dispensé. Ils sont garants de la bonne utilisation des ruches (protection, entretien) et s’engagent à les réunir sur un terrain appartenant au rucher-école ou mis à disposition du rucher-école (par une commune Maya, par exemple).

Que faire en cas de problème au moment de peupler la ruche si l’élève reçoit une reine nue ?

Si certains ruchers-écoles éprouvent des difficultés à ce sujet, il est important, le moment venu, d’en informer Agnès Fayet au Cari dès que possible pour qu’une solution adaptée puisse être envisagée. Les ruchers-écoles ne seront pas laissés démunis face à ce type de problème. Les problèmes, s’ils se posent, seront résolus au cas par cas.

Que faire si un élève apiculteur abandonne en cours de route ?

Comme signalé, c’est la Région Wallonne qui est propriétaire des ruches jusqu’à la fin du cursus de l’élève et la réussite des épreuves finales. En cas d’abandon, le rucher-école en informera Agnès Fayet au Cari qui transmettra l’information. Une solution de réattribution de la ruche sera alors envisagée par la Région.

Qui sera responsable en cas de perte de la colonie ?

Qui est responsable en cas de pertes de colonies ? C’est là une (triste) réalité de l’apiculture. Difficile d’incriminer qui que ce soit, et surtout pas un rucher-école.

Pourquoi soutenir l’abeille noire plus qu’une autre abeille ?

C’est une décision de la Région Wallonne qui souhaite préserver le patrimoine génétique de cette race. Elle le fait par ailleurs pour d’autres espèces animales ou végétales dans le cadre de programmes de conservation des ressources zoo ou phytogénétiques. La Région tient à souligner que cette opération n’est pas dirigée contre les autres races présentes en Wallonie, Buckfast ou Carnica. Tout ce qu’il est possible de signaler objectivement c’est que les ruchers-écoles qui ont opté pour ce type d’abeilles sont ceux qui se situent en zone traditionnelle d’abeilles noires et qui travaillent déjà avec cette abeille. Par contre, le choix de la Région Wallonne a dissuadé certains éleveurs d’abeilles Buckfast et Carnica de participer au projet. Nous ne pouvons que le déplorer tout en respectant leur point de vue.

Pourquoi imposer une seule race par rucher-école et imposer l’achat de reines et nuclei à un éleveur ?

Une seule race par rucher-école est surtout une décision pragmatique. Pour le reste, il s’agit surtout de mettre à disposition des élèves le meilleur matériel génétique possible (pour aller au-delà de la cueillette d’essaims), même s’il est difficile de définir des critères pour définir cette qualité. C’est la raison pour laquelle nous avons demandé aux éleveurs de remplir une « fiche descriptive d’élevage » pour qu’ils puissent expliquer leur méthode de travail, leur sélection et, en regard, leurs exigences. En prenant connaissance de ces informations, les ruchers-écoles pourront ainsi s’adresser à eux en toute connaissance de cause. Imposer l’achat de reines est une exigence régionale destinée à stimuler le secteur de l’élevage professionnel en Wallonie.

Que faire en cas de problème à trouver un terrain d’accueil pour les ruches des élèves ?

Le mieux est de s’adresser aux communes Maya qui ont signé une charte les engageant à mener des actions de collaboration avec les apiculteurs, sections, rucher-écoles… Elles sont nombreuses et très bien réparties sur le territoire.