Pour fêter ses 30 ans d'activités, le CARI a organisé le 2° congrès européen d'apiculture Beecome du 9 au 11 novembre 2013.

Le 3° congrès, Beecome 2014, a été organisé par les apiculteurs allemands du 24 au 26 octobre 2014.

Le 4° congrès, Beecome 2016, a été organisé par les apiculteurs suédois à Malmö du 11 au 13 mars 2016.

Le 5° congrès, Beecome 2017, aura lieu en Italie à Piacenza du 2 au 4 mars 2017


  • document-pdf-text	 icon 153 - Apiculture wallonne, une ardeur d'avance (Agnès FAYET - 629 Ko)

    Organisation, élevage, réseaux de surveillance, qualité du miel, diffusion de l’information : l’apiculture wallonne est pleine de vitalité. Preuve par l’exemple.

  • document-pdf-text	 icon 155 - BEECOME, un feu d'artifice pour célébrer l'apiculture (Agnès FAYET - 487 Ko)
  • document-pdf-text	 icon 155 - S'informer pour mieux informer, c'est vital (Etienne BRUNEAU - 101 Ko)
  • document-pdf-text	 icon Agroforesteries (Alain Canet - 58 Mo)

    Alain Canet Directeur d’Arbre et Paysage 32 - Président de l’Association Française d’AgroForesterie

    To feed the bees and… When we speak of trees, we think ‘forest’, often forgetting all these wild trees, scattered on the countryside and rural territory. Trees outside forests and other huge diversity of plants are useful to agriculture and biodiversity, well as for the whole territorial community. Indeed, without physical barriers to wind and water, without food, shelter or corridor for the wildlife and without structural elements, a territory could not work properly. Wrongly used to separate protected areas and production areas, human beings have created in these last decades a strong division between cultivated areas, forested and protected areas, leading to the consequences we know: erosion and fertility loss of agricultural soils, decline of biodiversity, landscapes standardization. A balance system has to be found - and agroforestry, when well managed and monitored is part of the solution. Nature works wonders, with no need of many things.

    Third generation agroforestry systems, by its comprehensive approach, combine in the same area several species of trees, annual crops and permanent crops (clover, trefoil, sainfoin, alfalfa, buckwheat, etc...). This system relies on complementary strata of different age and spaces. Willow, chestnut, maple, acacia, sorb, lime tree, ivy: the flowers of these trees, shrubs and other vines offer along the seasons their nectar and pollen to pollinators. Other species, such as oak and some conifers are exclusive sources of honeydew which bees are fond of. The buds of poplar and beech are the main suppliers of propolis to the hive. Diversified hedges composed of blackthorn, hawthorn, quince, elderberry, wild roses or brambles as well as crops and intercultural crops offer nectar and pollen from the end of winter to the end of the summer. Beyond pollen and nectar resource, trees and shrubs modulate detrimental climatic variations to crops and insects (wind, extreme temperature...). They reduce erosion and improve soil quality. These are favorable conditions to the plants of the agroecosystem to develop and produce nectar.

    Agroforestry systems based on the fertility of the system and its valorization, instead of its fertilization, seems to provide relevant solution to bees and pollinators. The potential of development of these practices is important. Farmers are interested in developing and promote agro-forestry, so are current policies. As an example, the first award of Sustainable farming was attributed to a farmer for its coherent, comprehensive, thoughtful and effective, work -“ combining agroforestry, simplified farming techniques and organic farming. A huge potential comes as well from the natural regeneration zones that could be a source of biodiversity and biomass without imposing further regulatory constraints to farmers.

    A toutes faims utiles... Lorsque l’on parle d’arbres, on pense forêt, oubliant souvent tous ces arbres dits champêtres, dilués dans l’espace. Utiles à l’agriculture et à la biodiversité, ces arbres hors forêt et le cortège de plantes qui les accompagnent, le sont aussi pour l’ensemble de la collectivité. En effet, sans obstacles physiques au vent et aux flux d’eau, sans nourriture, sans abris, ni corridor pour la faune sauvage, sans éléments régulateurs, un territoire ne peut fonctionner correctement.

    Habitué à tort à séparer espaces de production et de protection, l’homme a crée ces dernières décennies un fort clivage entre zones cultivées et zones arborées et protégées, avec les conséquences qu’on connait : érosion et perte de fertilité des sols agricoles, appauvrissement de la biodiversité, banalisation des paysages, etc. Un juste milieu est à trouver et l’arbre agroforestier, bien positionné et accompagné peut apporter beaucoup. Pas besoin d’artifices, la nature fait bien les choses et avec peu de choses.

    L’agroforesterie de troisième génération, par son approche d’ensemble, associe sur un même espace diverses espèces d’arbres champêtres, culture agricole et couverts permanents (trèfles, lotier, sainfoin, luzerne, sarrasin, etc.) et s’appuie sur la complémentarité des strates, des classes d’âges et des milieux. Du saule au châtaigner en passant par l’érable, l’acacia, le sorbier ou le tilleul, sans oublier le lierre, les fleurs des arbres, arbustes et autres lianes offrent, au fil des saisons, leur nectar et leur pollen aux pollinisateurs. D’autres, comme le chêne et certains conifères, sont sources exclusives de miellats dont les abeilles sont très friandes. Les bourgeons du peuplier et du hêtre sont les principaux fournisseurs de propolis pour la ruche. Les haies champêtres diversifiées, composées de prunelliers, d’aubépines, de cognassiers, de sureaux, d’églantiers ou encore de ronces ainsi que les cultures et inter-cultures complètent la production de nectar et de pollen de la fin de l’hiver à la fin de l’été. Au-delà de la ressource mellifère, arbres et arbustes tempèrent les variations climatiques préjudiciables aux cultures comme aux insectes (vent, températures extrêmes,...). Ils diminuent l’érosion et améliorent la qualité des sols. Autant d’éléments qui permettent aux plantes de l’agro-écosystème de se rapprocher des conditions optimales de développement et de production de nectar. Cette agroforesterie, en se basant sur la fertilité du système et sur sa valorisation et non pas sur sa fertilisation, semble être en mesure d’apporter des réponses pertinentes à la problématique de l’abeille et des pollinisateurs en général. Le potentiel de développement de ces pratiques est important. Il est souhaité par un certain nombre d’agriculteurs et encouragé par les politiques actuelles. En témoigne la récente attribution du premier prix des Trophées de l’Agriculture durable à un agriculteur pour sa démarche cohérente, réfléchie et efficace, alliant Agroforesterie, travail simplifié et couverts végétaux, en agriculture biologique. Un potentiel énorme si l’on considère aussi toutes ces surfaces en régénération naturelle assistée qui pourraient être source de biodiversité et de biomasse sans avoir à imposer encore davantage de contraintes règlementaires aux agriculteurs.

  • document-pdf-text	 icon BEEBREED un Réseau Européen d‘ Elevage et de Sélection (Prof. Dr.Ir. Octaaf VAN LAERE - 8 Mo)

    Pr. Dr. Ig. Octaaf VAN LAERE Vlaams Vulgarisatiecentrum voor Bijenteelt vzw

    Beebreed, an European network of breeding and selection In Belgium, as in Europe and other industrialized countries worldwide, beekeeping is declining - to such a point that pollination of crops become in some areas insufficient. This phenomenal has several causes: - Parasitic disease, ‘Varroa’ (Varroa destructor) and certain viruses. Brood diseases (‘American foulbrood’ and others). - Intensification of farming. Large plot cultivate as monoculture. Lack of diversity of melliferous plants, above all at the end of the summer, beginning of autumn. - Use of insecticides in agriculture et horticulture, often unjustified. Neurotoxic insecticides, difficult to detect (neonicotinoids). A recovery of colonies is essential. Therefore, all means should be put in place to halt beekeeping decline.

    Based on the results of favorable livestock selection, several German research laboratories have reached a common breeding program controlled by computer. A central computer processing the database is installed at the University of Berlin ( / This programme is currently implemented in several countries in Europe. Hives are monitored regularly regarding: o Honey production. o Bees’ aggressiveness. o Comb stability. o Lack of swarming. o Natural resistance against varroa and other diseases. Mating control is done by artificial insemination or by installing nucs with young queens in isolated zones with restricted access to males of high quality offspring (island of fertilization).

    Beebreed, un réseau européen d’élevage et de sélection En Belgique, aussi bien qu’ en Europe et dans les pays industrialisés du monde entier, l’ apiculture est en régression. Cette régression est catastrophique à tel point que la pollinisation des cultures agricoles est sur le point d’ être largement insuffisante. Cette situation a plusieurs causes: - Maladie parasitaire, la ‘varroase’ (parasite Varroa destructor) et certaines viroses. Maladies du couvain (‘Loque américaine’ et autres). - Intensification de l’ agriculture moderne. Larges parcelles de monocultures. Manque de diversité de plantes mellifères, surtout tardives en période fin été - “ début automne. - Utilisation d’ insecticides en agriculture et horticulture, souvent d’ une façon injustifiée. Insecticides neurotoxiques, difficiles à détecter (néonicotinoides). Un redressement du cheptel apicole s’ impose. Il s’ avère indispensable que tous les moyens possibles soient mis en oeuvre pour réaliser un arrêt de la dégradation de l’ apiculture. En s’inspirant des résultats de sélection favorables dans le domaine de l’ élevage du bétail, plusieurs laboratoires de recherche allemands sont arrivés à un programme commun de sélection commandé par ordinateur. Un ordinateur central pouvant se charger du traitement de la base de données est installé à l’ université de Berlin ( / Ce programme est actuellement en application dans plusieurs pays en Europe. Les ruches sont controlées régulièrement du point de vue o Production de miel. o Agressivité des abeilles. o Stabilité des abeilles sur les rayons. o Absence d’ essaimage. o Résistance naturelle contre la varroase et autres maladies. Le contrôle de l’ accouplement se fait par insémination artificielle ou par installation des ruchettes avec les jeunes reines dans des endroits isolés n’ ayant que des mâles d’ une descendance de haute qualité (île de fécondation).

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