BEECOME : Documents

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Pour fêter ses 30 ans d'activités, le CARI a organisé le 2° congrès européen d'apiculture Beecome du 9 au 11 novembre 2013.

Le 3° congrès, Beecome 2014, a été organisé par les apiculteurs allemands du 24 au 26 octobre 2014.

Le 4° congrès, Beecome 2016, a été organisé par les apiculteurs suédois à Malmö du 11 au 13 mars 2016.

Le 5° congrès, Beecome 2017, aura lieu en Italie à Piacenza du 2 au 4 mars 2017

  • document-pdf-text	 icon 189 - Actualités internationales (Etienne BRUNEAU - 1 Mo)
  • document-pdf-text	 icon 183 - Actualité (231 Ko)
  • document-pdf-text	 icon 171- Beecome 2016 sous la loupe (Etienne Bruneau - 598 Ko)

    Brève présentation des conférences données dans le cadre de Beecome 2016. Les sujets portaient sur la sélection, la biologie, la pollinisation, le miel…

  • document-pdf-text	 icon 171-Actualité (Noa SIMON - Pauline JULIEN - Etienne BRUNEAU - 479 Ko)
  • document-pdf-text	 icon Future of the European Beekeeping Apiculture Programmes (Laurence Bonafos, market officer DG Agriculture and Rural Development Unit C4 Animal products - 3 Mo)
  • document-pdf-text	 icon DG SANCO activities on bee-health State of play (Eric Poudelet Director, Safety of the food chain DG Health and Consumers - 3 Mo)
  • document-pdf-text	 icon DÉFINITIONS, CONTR”LES ET PRATIQUES APICOLES : impact sur la qualité des produits de la ruche (Etienne BRUNEAU - 4 Mo)

    Etienne BRUNEAU

    CARI - Commission Technologie et Qualité Apimondia

    Definition of beeproducts, a quality guarantee?

    The products of the hive, particularly honey, pollen, beeswax, propolis and royal jelly have been subject to many discussions, most commonly related to issues of contamination of different origins: beekeepers work, environment in which the colonies are held or fraudulent adulterations. An analysis of the global balance will be produced in accordance with the existing legal frame and controls. These contaminations impact the quality and market value of the products. Several examples will be introduced: presence of GM pollen in the products of the hive (situation within the European market), impact of the definition (related to the production method) of the royal jelly on its composition (involving a study of the ISO norm) and the quality of beeswax. Recommendations on beekeeping practice, on the definition of products of the hive and on the traceability and controls will later be developed.

    Définition des produits de la ruche, une garantie de qualité ?

    Les produits de la ruche et plus particulièrement le miel, le pollen, la cire, la propolis et la gelée royale ont fait l’objet de nombreuses discussions le plus souvent liées à des problèmes de contaminations d’origines diverses : travail de l’apiculteur, environnement dans lequel les colonies sont placées ou encore adultérations frauduleuses. Une analyse du bilan global sera réalisée en relation avec le cadre juridique existant et ses contrôles. Ces contaminations ont un impact sur la qualité et la valeur marchande des produits. Plusieurs exemples seront présentés : présence de pollens OGM dans les produits de la ruche (situation du marché européen), impact de la définition (relative au mode de production) de la gelée royale sur sa composition (étude de la norme ISO) et qualité des cires. Des recommandations sur les pratiques apicoles, sur les définitions des produits de la ruche et sur la traçabilité et les contrôles seront ensuite développées.

  • document-pdf-text	 icon PROPOLIS - A MEDICINE (Dr. Biochem. Cristina Mateescu - 7 Mo)

    Dr Cristina MATEESCU

    Institutul de Cercetare Dezvoltare pentru Apicultura SA - Institute for Apicultural Research and Development, Bucharest, Romania

    Propolis for human health, therapeutic properties

    Bee products are now subject to an increasing interest from both consumers and producers. And if producers are concerned, than the spectrum of possibilities meant to be used comprise both medicines -“ in this case propolis -“ food or nutritional supplements and cosmetics. That is why an attentive review on the legal status of the bee products on the international market seems to be an important issue in valuing the beekeeping production. Known under various names (propolis balsam, propolis resin, propolis wax, bee glue or hive dross) propolis can offer lots of benefits for human health and has been used as a medicinal agent since ancient times. It was used in folk medicine as early as 300 BC for its anti-inflammatory properties, and for wound healing. At present, propolis is mainly used as a food supplement or a cosmetic product but is also accepted in certain countries to be internally and externally used as medicine. To be used as a pharmaceutical, the product (this is very important also for a traditional natural product) must have a special dossier that should contain specific data: expert advice (formulation, technology, technical specifications etc.), technological process, technical specification, validation procedures, scientific references and of course, clinical studies. As a medicine propolis is used for its antibacterial, antiviral, fungicidal, local anesthetic, anti-ulcer, anti-inflammatory, immune-stimulant, hypo-tensive, and cytostatic (antitumor) properties. Cardiovascular system actions are especially defined by antihypertensive, hypo-glycemic, and anti-dyslipidemic effects; actions on the immune system include macrophage activation, modulation of lymphocyte and antibody proliferation, cytokine production, and down regulation of transcription factors while observed antitumor effects have been mainly attributed to an enhanced immune response. The anti-inflammatory effects have been demonstrated by in vivo suppression of prostaglandin and leukotriene generation, as well as suppression of the lipo-oxygenase pathway of arachidonic acid metabolism. Effects of propolis in asthmatic patients demonstrated a reduction in the frequency of asthma attacks, an increase in ventilatory function. Propolis based products used as food supplements are labelled with various health claims (as already above mentioned) claims that are supported according to the European legislation (Regulation 1924/2006) by scientific references in books and textbooks, monographs, reviews, scientific reports (human studies, animal studies, in vivo and in vitro studies, meta-analysis and of course clinical studies. Various such health claims are reported in the E.U. countries but unfortunately, the Scientific Board did not accept but very few of them i.e. antioxidant properties, immune health. As a cosmetic product propolis is used in oral health as a mouthwash, toothpaste, oral gel, and throat lozenges because of its purported antibacterial and anti-inflammatory properties and also in various beauty care products (face creams and lotions, hair shampoos, shower gels etc.). A review on the main health claims and therapeutic properties of propolis will be presented.

    La propolis en santé humaine, propriétés thérapeutiques

    Les produits apicoles éveillent actuellement un intérêt croissant chez les consommateurs et les producteurs. Leurs possibilités d’utilisation sont multiples, de la médecine - dans le cas du propolis -“ à l’alimentation et aux compléments nutritionnels en passant par les cosmétiques. Un examen détaillé du statut juridique des produits de la ruche sur le marché international est donc un enjeu important pour la valorisation de la production apicole. Connu sous différents noms (baume ou résine à la propolis, cire de propolis, mastique d’abeille) la propolis offre de nombreux avantages pour la santé humaine. Elle est utilisée à des fins médicinales depuis plusieurs siècles. Dès 300 avant JC, elle est citée par la médecine populaire pour ses propriétés anti-inflammatoires et cicatrisantes. Actuellement, la propolis est principalement utilisée comme complément alimentaire ou produit cosmétique. Elle est aussi utilisée dans certains pays comme médicament. Pour être utilisée comme produit pharmaceutique, la propolis comme tous produits naturels traditionnels, doit avoir un dossier spécial contenant: conseils d’experts (formulation, technologie, spécifications techniques, etc.), processus technologiques, procédures de validation, références scientifiques et études cliniques. En tant que médicament, la propolis est utilisée pour ses propriétés antibactériennes, antivirales, fongicides, anesthésiques, anti-ulcéreuses, anti-inflammatoires, immunostimulantes , hypotensives et anti-tumorales. Les actions sur le système cardiovasculaire se traduisent notamment par des effets antihypertenseur, hypo-glycémique, et anti-dyslipidémiques. Les actions sur le système immunitaire comprennent l’activation des macrophages, la modulation des lymphocytes et la prolifération des anticorps , la production de cytokines , et la diminution des facteurs de transcription alors que les effets anti-tumoraux observés ont été principalement attribuée à une réponse immunitaire accrue . Les effets anti-inflammatoires ont été démontrés in vivo par suppression de la production des prostaglandines et leucotriènes, ainsi que la suppression de la voie de lipo-oxygénase du métabolisme de l’acide arachidonique. Les effets de la propolis chez des patients asthmatiques ont démontré une réduction de la fréquence des crises d’asthme et une augmentation de la fonction ventilatoire. Les produits à base de propolis utilisés comme compléments alimentaires sont étiquetés avec diverses allégations de santé. Ces allégations s’appuient sur la législation européenne (règlement 1924/2006), sur des références scientifiques de livres et de revues, des rapports scientifiques (en santé humaine et animale, étude in vivo et in vitro, méta-analyse, études cliniques). Ces allégations de santé sont signalées dans les pays de l’UE, mais malheureusement, le Conseil scientifique n’a reconnu que certaines d’entre elles, comme les propriétés antioxydantes et immuno-stimulantes. Comme produit cosmétique, le propolis est utilisé dans la santé buccodentaire comme rince-bouche, dentifrice, gel oral et pastille pour la gorge à cause de ses propriétés anti-bactériennes et anti-inflammatoires présumées et aussi dans divers produits de soins de beauté (crèmes et lotions pour le visage, shampooings, gels douche etc). Les principales allégations de santé et les propriétés thérapeutiques de la propolis seront présentées.

  • document-pdf-text	 icon BEENET: NATIONAL-WIDE MONITORING PROJECT IN ITALY (Lodesani Marco, Sgolastra Fabio, Medrzycki Piotr - 3 Mo)

    Dr Marco LODESANI, Mutinelli Franco, Claudio Porrini , Sgolastra Fabio , Medrzycki Piotr

    Consiglio per la Ricerca e la sperimentazione dans Agricoltura (ARC ), Unità di ricerca di apicoltura e bachicoltura , Bologne, Italie

    BeeNet, a nation-wide monitoring project in Italy

    BeeNet is a network for studying bees-environment interactions and monitoring honeybee mortality and colony losses in Italy. It was activated in September 2011 with 97 apiaries for a total of approximately one thousand beehives. In 2012 the monitoring network progressed up to 303 apiaries located in all the Italian regions with approx. three thousand beehives. The apiaries are organized in “monitoring units”, composed of five apiaries with ten beehives each, managed by a referent person who is in charge to carry out visits in 4 different periods of the year: 1st, end of Winter; 2nd, Spring-Summer; 3rd, end of Summer-beginning of Autumn; 4th, before wintering. At each visit, environmental and beehive data are recorded, while at visit 1 and 3, samples of beehive matrices are collected (beebread and live honey bees) to carry out chemical (pesticides), pathology (Nosema, virus and Varroa) and nutritional (beebread raw protein) analyses. In 2011 the total mortality was not correlated to any of the investigated parameters. However, the total mortality almost doubled in apiaries infected by Nosema compared to the negative ones. Furthermore, Varroa infection is directly correlated to ABPV, while Winter mortality is negatively correlated to the percentage of beebread raw protein. According to the data obtained from the first six months of monitoring in 2012, the infection by N. ceranae is between low and medium; DWV is present in 95.1% of the samples and in 20% of cases the concentration is above 10 million viral copies per bee. ABPV and CBPV are also present, with a prevalence of 50 and 70% respectively, but the number of samples with a viral load above 10 million viral copies account only for 1 and 3% respectively. Beebread collected from beehives located in southern Italy showed a higher raw protein content; however, the percentage of beebread contaminated by active substances used in Varroa control is higher than in beebread collected in northern Italy. Overall 50.4% of beebread samples analyzed was positive to at least one active substance. Moreover, a bee emergency service team has been established who is in charge of field intervention, samples and data collection, and epidemiological investigation in case of mortality report, in collaboration also with Health Authorities.

    BeeNet, un projet italien de monitoring à l’échelle nationale

    BeeNet est un réseau centré sur l’étude des interactions abeilles-environnement, la surveillance de la mortalité des abeilles et la caractérisation des pertes de colonies en Italie. Il a été activé en Septembre 2011 avec 97 ruchers (comptabilisant environ mille ruches). En 2012, le réseau de surveillance a progressé jusqu’à 303 ruchers situés dans toutes les régions italiennes avec environ trois mille ruches. Les ruchers sont organisés en «unités de surveillance»: chaque unité comprend cinq ruchers de dix ruches et est gérée par un responsable. Ce dernier est chargé d’effectuer des visites à quatre périodes distinctes de l’année: la première à la fin de l’hiver; la seconde au printemps-été; la troisième en fin d’été - début d’automne; et la quatrième avant l’hivernage. Lors de chaque visite, les données environnementales de la ruche sont enregistrées, par ailleurs lors des première et troisième visites, les échantillons de matrices de la ruche sont prélevés (pain d’abeille et abeilles mellifères vivantes) afin d’effectuer des analyses chimiques (pesticides), pathologiques (Nosema, virus et Varroa) et nutritionnelles (protéines brutes issues des pains d’abeilles).Les données de 2011 ne montrent pas de corrélation entre la mortalité totale et les paramètres étudiés. Cependant, la mortalité totale a presque doublé dans les ruchers infectés par Nosema par rapport aux ruchers non infectés. En outre, l’infestation de Varroa est directement corrélée à l’ABPV tandis que la mortalité hivernale est négativement corrélée au pourcentage de protéines brutes contenues dans le pain d’abeille. Selon les données obtenues à partir des six premiers mois de surveillance en 2012, le niveau d’infection par N. ceranae est faible ou moyen; le DWV est présent dans 95,1% des échantillons, et dans 20% des cas, la concentration est supérieure à 10 millions de copies virales par abeille. L’ABPV et le CBPV sont également présents, avec une prévalence de 50 et 70% respectivement, mais le nombre d’échantillons avec une charge virale supérieure à 10 millions de copies virales ne représentent que 1 et 3% respectivement. Le pain d’abeille recueilli auprès de ruches situées dans le sud de l’Italie présente une teneur en protéines brutes plus élevée, mais par contre le pourcentage de pain d’abeilles contaminé par des substances actives utilisées dans la lutte contre Varroa est plus élevé en comparaison des prélèvements recueillis dans le nord de l’Italie. Pour l’ensemble des échantillons, 50,4 % des prélèvements de pain d’abeille analysés se sont révélés positifs pour au moins une substance active. En outre, un service d’urgence de l’abeille a été mis en place, ce dernier est en charge de l’intervention sur le terrain, de la prise d’échantillons et de la collecte de données, ainsi que d’une enquête épidémiologique lors du rapport de mortalités, en collaboration avec les Autorités Sanitaires.

  • document-pdf-text	 icon BEEBREED un Réseau Européen d‘ Elevage et de Sélection (Prof. Dr.Ir. Octaaf VAN LAERE - 8 Mo)

    Pr. Dr. Ig. Octaaf VAN LAERE Vlaams Vulgarisatiecentrum voor Bijenteelt vzw

    Beebreed, an European network of breeding and selection In Belgium, as in Europe and other industrialized countries worldwide, beekeeping is declining - to such a point that pollination of crops become in some areas insufficient. This phenomenal has several causes: - Parasitic disease, ‘Varroa’ (Varroa destructor) and certain viruses. Brood diseases (‘American foulbrood’ and others). - Intensification of farming. Large plot cultivate as monoculture. Lack of diversity of melliferous plants, above all at the end of the summer, beginning of autumn. - Use of insecticides in agriculture et horticulture, often unjustified. Neurotoxic insecticides, difficult to detect (neonicotinoids). A recovery of colonies is essential. Therefore, all means should be put in place to halt beekeeping decline.

    Based on the results of favorable livestock selection, several German research laboratories have reached a common breeding program controlled by computer. A central computer processing the database is installed at the University of Berlin (www.beebreed.eu / www.beebreed.be). This programme is currently implemented in several countries in Europe. Hives are monitored regularly regarding: o Honey production. o Bees’ aggressiveness. o Comb stability. o Lack of swarming. o Natural resistance against varroa and other diseases. Mating control is done by artificial insemination or by installing nucs with young queens in isolated zones with restricted access to males of high quality offspring (island of fertilization).

    Beebreed, un réseau européen d’élevage et de sélection En Belgique, aussi bien qu’ en Europe et dans les pays industrialisés du monde entier, l’ apiculture est en régression. Cette régression est catastrophique à tel point que la pollinisation des cultures agricoles est sur le point d’ être largement insuffisante. Cette situation a plusieurs causes: - Maladie parasitaire, la ‘varroase’ (parasite Varroa destructor) et certaines viroses. Maladies du couvain (‘Loque américaine’ et autres). - Intensification de l’ agriculture moderne. Larges parcelles de monocultures. Manque de diversité de plantes mellifères, surtout tardives en période fin été - “ début automne. - Utilisation d’ insecticides en agriculture et horticulture, souvent d’ une façon injustifiée. Insecticides neurotoxiques, difficiles à détecter (néonicotinoides). Un redressement du cheptel apicole s’ impose. Il s’ avère indispensable que tous les moyens possibles soient mis en oeuvre pour réaliser un arrêt de la dégradation de l’ apiculture. En s’inspirant des résultats de sélection favorables dans le domaine de l’ élevage du bétail, plusieurs laboratoires de recherche allemands sont arrivés à un programme commun de sélection commandé par ordinateur. Un ordinateur central pouvant se charger du traitement de la base de données est installé à l’ université de Berlin (www.beebreed.eu / www.beebreed.be). Ce programme est actuellement en application dans plusieurs pays en Europe. Les ruches sont controlées régulièrement du point de vue o Production de miel. o Agressivité des abeilles. o Stabilité des abeilles sur les rayons. o Absence d’ essaimage. o Résistance naturelle contre la varroase et autres maladies. Le contrôle de l’ accouplement se fait par insémination artificielle ou par installation des ruchettes avec les jeunes reines dans des endroits isolés n’ ayant que des mâles d’ une descendance de haute qualité (île de fécondation).

  • document-pdf-text	 icon Neonicotinoids risks to ecosystems and humans (Dr. Jeroen P. van der Sluijs - 6 Mo)
  • document-pdf-text	 icon Contribution des abeilles à un environnement et une agriculture durables (Dr. Bernard Vaissière - 82 Mo)

    Dr Bernard VAISSIERE

    INRA Avignon

    Bees’ contributions towards sustainable farming and healthy environment

    The contribution of bees (Apoidea Anthophila ; 20 000 species worldwide) to our environment and our wellbeing is today better known and quantified in economic terms. We are discovering the huge extent of areas involving bees’ pollination and its essential role for the sexual reproduction of flowering plants. Bees’ contribution can be direct as for yields and quality of agricultural production or the survival and reproduction of wild plants. The contribution can also be indirect, as for example to promote the stability of soils and the diversity of wild fauna. Insect pollination, classified as a regulation ecosystem services, is currently a keystone included in many studies. My presentation aims to give an overview of the different areas that have appeared to take advantage of bees, often essential, as sustainable factor for the natural environment and the agricultural production. I am going to illustrate the place of honeybees in a global scheme that has started emerging from these studies; while highlighting the need of balanced cohabitation between beekeeping activities and wild pollinators population. The online FLORAPIS photo database (http://www.florapis.org) and economic figures whenever possible, will illustrate my presentation.

    Contributions des abeilles à un environnement et une agriculture durables

    La contribution des abeilles (Apoidea Anthophila ; 20 000 espèces dans le monde) à notre environnement et à notre bien-être commence aujourd’hui à être mieux cernée et même quantifiée en termes économiques. Et l’on découvre peu à peu l’étendue des domaines dans lesquels intervient l’activité pollinisatrice des abeilles du fait de son rôle fondamental dans la reproduction sexuée des plantes à fleurs. Cette contribution peut être directe comme pour les rendements et la qualité des productions agricoles ou pour la survie et la reproduction des plantes sauvages. Ou cette contribution peut être indirecte, comme par exemple pour favoriser la stabilité des sols ou la diversité de la faune sauvage. La pollinisation entomophile, classée comme service écosystémique de régulation, est aujourd’hui une composante clé de nombreuses études et je ferai un tour d’horizon des différents domaines dans lesquels il apparaît aujourd’hui que les abeilles contribuent de façon souvent essentielle comme facteur de durabilité tant pour l’environnement naturel que pour de la production agricole. J’illustrerai la place des abeilles mellifères dans le schéma d’ensemble qui commence à émerger de ces travaux en mettant l’accent sur le besoin de cohabitation harmonieuse de l’activité apicole avec la communauté d’insectes pollinisateurs sauvages en illustrant mon propos avec les éléments de la base de données photographiques en ligne FLORAPIS (http://www.florapis.org). Je préseterai des éléments chiffrés en termes économiques sur ces contributions chaque fois que possible.

  • document-pdf-text	 icon Programme de sélection et amélioration de la performance des abeilles mellifères (Pierre Giovenazzo, Georges Martin - 1 Mo)

    Dr Pierre GIOVENAZZO

    Université Laval et Centre de recherche en sciences animales de Deschambault

    Development paths of selection in North America

    Since 2010, Quebec has adopted a new program of selection for honeybees to improve the production and colonies hardiness. This new program of selection is based on a close collaboration between the provincial beekeeping industry (the Quebec Federation of Beekeepers) and the Centre for Research in Animal Science Deschambault (CRSAD). The CRSAD has the responsibility to make annual scientific assessments of different selected lines, to make controlled crosses to improve desirable traits and to send back to queen breeders improved offspring. This transfer of improved genetics is done via four queen breeders in Quebec: ‘ApiCulture’, ‘Les élevages de reines Moreau’, ‘Rustique Apiculture’ and ‘le Château de Cyr’. They have the responsibility to make a second evaluation of new lines in a production environment, integrating these lines in their breeding program and doing the multiplication for sale. Selection process : The initial gene pool (established in 2010) is composed of 135 honeybees colonies (Apis mellifera) belonging to the Buckfast line <Varroa sensitive hygiene> (VSH) and hybrids from Quebec. In our selection process, we chose the selection method called ‘la méthode de sélection multi caractères des niveaux de rejets indépendants’. The colonies selected for breeding are chosen according to their ranking and their performance above a threshold set in advance. Easy to implement, this method fits well with the selection step by step which follows the development of colonies, according to an hierarchical decrease by importance of traits. Four traits are used: survival in winter, hygienic behavior (freezing brood nitrogen test), the development of the colony from May to June (the amount of brood) and honey production (kg / colony). All crosses are made in specialised apiaries for isolated fertilization during the months of July and August. We have prioritized the performance of maternal line in addition to performing an overall control of paternity by placing 10 colonies of superior performance for males production in the apiary. We also tried a forced male production by introducing male frameworks (one every two weeks) coming from colonies with superior performance within the mother breeding colonies from the apiary. The selection of the paternal side requires preparation that begins at least 40 days before the arrival of the young queens to ensure the development and sexual maturation of males. Each year, the CRSAD produces between 12 to 15 new lines. Five of these new lines are distributed to queen breeders associated with the project. They are the link between the provincial beekeeping industry and the breeding program. They receive a common line (control for comparison) and a exclusive line (different exclusive crossings). All other new lines remain at the CRSAD for further evaluation/selection in the following year. The top 20 colonies of the year are wintered and placed in isolated fertilization areas next year, as paternal colonies. Our process allows an annual maternal selection and a time lag paternal selection. Other colonies with performance above the average of the apiary are not treated (survival selection) and are included in the selection process the following year. After three years of selection, we offer clues for genetic progress of the main traits (hygienic behavior, brood development, honey production and rate of inbreeding). Our breeding program has also introduced the application of artificial insemination. The objective of this conference is to present the results of our work selection and share with you this experience.

    Pistes de développement de la sélection en Amérique du Nord

    Depuis 2010, la province de Québec s’est dotée d’un nouveau de programme de sélection de l’abeille domestique afin d’améliorer la production et la rusticité des colonies. Le fonctionnement de ce nouveau programme de sélection est basé sur une étroite collaboration entre l’industrie apicole provinciale (la Fédération des apiculteurs du Québec) et le Centre de recherche en sciences animales de Deschambault (CRSAD). Le CRSAD a la responsabilité de faire des évaluations scientifiques annuelles de différentes lignées sélectionnées, de faire des croisements dirigés vers l’amélioration de caractères désirables et de retourner aux éleveurs de reines la descendance améliorée. Ce transfert de la génétique améliorée se fait via quatre éleveurs de reines du Québec : ApiCulture, Les élevages de reines Moreau, Rustique Apiculture et le Château de Cyr. Ils ont la responsabilité de faire une seconde évaluation des nouvelles lignées dans un contexte de production, d’intégrer ces lignées dans leur programme de sélection et de faire la multiplication pour la vente. Déroulement des travaux Le pool génétique initial (établi en 2010) est composé de 135 colonies d’abeilles domestiques (Apis mellifera) appartenant à des lignées Buckfast, <Varroa sensitive hygiene>(VSH) et hybrides du Québec. Pour notre processus de sélection, nous avons choisi la méthode de sélection multi caractères des niveaux de rejets indépendants. Dans ce mode de sélection, les colonies gardées pour la reproduction sont déterminées en fonction de leur rang et de leur performance au-dessus d’un seuil fixé préalablement. Simple à réaliser, cette méthode s’accorde bien à une sélection par étapes successives qui suit le développement des colonies et opère selon une hiérarchie de caractères d’importance décroissante. Quatre caractères sont retenus: la survie à l’hivernage, le comportement hygiénique (test de congélation du couvain à l’azote), le développement de la colonie mai à juin (quantité de couvain) et la production de miel (kg/colonie). Tous les croisements sont réalisées en rucher de fécondation isolé au cours des mois de juillet et aout. Nous avons priorisé la performance de l’ascendance maternelle en plus d’effectuer un contrôle global de l’ascendance paternelle en plaçant 10 colonies à performances supérieures pour la production des mâles dans les ruchers de fécondation. Nous avons aussi fait l’essai d’un élevage forcé de mâles par l’introduction de cadres de mâles (1 cadre de mâle aux deux semaines) provenant de colonies à performance supérieures dans des colonies mères sur le site. La sélection du côté paternelle nécessite une préparation qui débute au moins 40 jours avant l’arrivée des jeunes reines afin d’assurer le développement et la maturation sexuelle des mâles. À chaque année, le CRSAD produit entre 12 et 15 nouvelles lignées. Cinq de ces nouvelles lignées sont distribuées aux éleveurs de reines associés au projet. Ils sont le lien entre l’industrie apicole provinciale et le programme de sélection. Ils reçoivent une lignée commune (témoin pour comparaison) et une lignée exclusive (différents croisements exclusifs). Toutes les autres nouvelles lignées restent au CRSAD et subissent une évaluation/sélection à l’année suivante. Les 20 meilleures colonies de l’année sont hivernées et placées dans les sites de fécondation isolés l’année suivante et servent de colonies paternelles. Notre processus permet une sélection annuelle maternelle avec décalage paternel. Les autres colonies ayant une performance au-dessus de la moyenne du rucher ne subissent aucun traitement sanitaire (Sélection de survie) et sont intégrées dans le processus de sélection l’année suivante. Après trois années de sélection nous proposons des indices de progression génétique pour les caractères principaux (comportement hygiénique, le développement du couvain, la production de miel et le taux de consanguinité). Notre programme de sélection a également introduit l’application de l’insémination artificielle. L’objectif de cette conférence est de vous présenter les résultats nos travaux de sélection et de partager avec vous l’expérience acquise.

  • document-pdf-text	 icon BeeDoctor and BeeClinic, two new diagnostic tools for bee health (prof. dr. Dirk C. de Graaf - 3 Mo)

    Dr Dirk C. de GRAAF

    Universiteit Gent

    BeeDoctor et BeeClinic, two new diagnostic tools for bee health In the context of the 7th Framework Programme of the EU, called BEEDOC, we developed 2 new diagnostic tools for bee health. BeeDoctor was developed based on the multiplex-ligation probe dependent amplification (MLPA) technology. This assay detects 10 honeybee viruses in one reaction. BeeDoctor is also able to screen selectively for either the positive strand of the targeted RNA bee viruses or the negative strand, which is indicative for active viral replication. Due to its sensitivity and specificity, the MLPA assay is a useful tool for rapid diagnosis, pathogen characterization, and epidemiology of viruses in honeybee populations. BeeClinic was develop based on the colorimetric DNA-chip technology. It fits in a different bee health strategy. Traditionally honey bee health diagnostics relies on the identification of pathogens. However, the high specificity of many of the diagnostic tools could be considered as a disadvantage when rapidly evolving pathogens or newly emerging pathogens are involved. Moreover, as honey bees are exposed to many other stressors, there was a need for a method that screened for the health of bee colonies in an unbiased way. Traditional the fluorescent DNA-chip technology is used in whole genome transcriptome screens that allow the identification of differentially expressed genes. It could serve to find up or down regulation of stress indicator genes, but this technology is simply too expensive for nation wide searches. By converting this technology to a colorimetric approach it became a much less expensive and more accessible technology that easily can be performed in house. Both techniques are proven to be highly versatile and are now being evaluated thoroughly under field conditions.

    BeeDoctor et BeeClinic, deux nouveaux outils de diagnostique pour la santé de l’abeille

    Dans le cadre du 7ème programme cadre de l’ Union Européenne, appelé BEEDOC, nous avons développé deux nouveaux outils de diagnostic pour la santé des abeilles. “BeeDoctor” a été développé sur base de la technologie d’amplification multiplex de sondes dépendantes de ligations, en anglais ‘multiplex-ligation probe dependent amplification’ (MLPA). Ce test permet de détecter 10 virus d’abeilles en une réaction. BeeDoctor est également capable d’identifier et de sélectionner le brin positif du brin négatif de l’ARN du virus ciblé, donnant une indication sur la réplication virale. Vu sa sensibilité et sa spécificité, le test MLPA est un outil de diagnostique rapide, de caractérisation des agents pathogènes et de l’épidémiologie des virus dans les populations d’abeilles. “BeeClinic” a été développé sur base de la technologie des puces à ADN colorimétrique. Il s’inscrit dans une stratégie différente celle de la santé des abeilles. Traditionnellement, le diagnostique de la santé des abeilles mellifères reposait sur l’identification des agents pathogènes. Cependant, la grande spécificité de la plupart des outils de diagnostique peut être considérée comme un inconvénient vu l’évolution rapide des agents pathogènes ou des agents pathogènes émergents. En outre, comme les abeilles sont exposées à de nombreux autres facteurs de stress, il était nécessaire d’avoir une méthode qui contrôle la santé des colonies sans biais. La technologie des puces à ADN fluorescente est utilisée pour identifier des transcriptomes de génomes entiers qui permettent l’identification des gènes exprimés de manière différentielle. Ces transcriptomes permettraient de trouver des gènes de régulation aux stress, mais cette technologie est tout simplement trop chère pour la recherche menée à l’échelle d’un pays. En convertissant cette technologie à une approche colorimétrique, elle est devenue une technologie beaucoup moins coûteuse et plus accessible qui peut facilement être effectuée à la maison. Ces deux techniques se sont révélées être très polyvalentes et sont maintenant évaluées de façon détaillée sur le terrain.

  • document-pdf-text	 icon Le miel : une indispensable politique de qualité (Roger Dammé - 6 Mo)
  • document-pdf-text	 icon Agroforesteries (Alain Canet - 58 Mo)

    Alain Canet Directeur d’Arbre et Paysage 32 - Président de l’Association Française d’AgroForesterie

    To feed the bees and… When we speak of trees, we think ‘forest’, often forgetting all these wild trees, scattered on the countryside and rural territory. Trees outside forests and other huge diversity of plants are useful to agriculture and biodiversity, well as for the whole territorial community. Indeed, without physical barriers to wind and water, without food, shelter or corridor for the wildlife and without structural elements, a territory could not work properly. Wrongly used to separate protected areas and production areas, human beings have created in these last decades a strong division between cultivated areas, forested and protected areas, leading to the consequences we know: erosion and fertility loss of agricultural soils, decline of biodiversity, landscapes standardization. A balance system has to be found - and agroforestry, when well managed and monitored is part of the solution. Nature works wonders, with no need of many things.

    Third generation agroforestry systems, by its comprehensive approach, combine in the same area several species of trees, annual crops and permanent crops (clover, trefoil, sainfoin, alfalfa, buckwheat, etc...). This system relies on complementary strata of different age and spaces. Willow, chestnut, maple, acacia, sorb, lime tree, ivy: the flowers of these trees, shrubs and other vines offer along the seasons their nectar and pollen to pollinators. Other species, such as oak and some conifers are exclusive sources of honeydew which bees are fond of. The buds of poplar and beech are the main suppliers of propolis to the hive. Diversified hedges composed of blackthorn, hawthorn, quince, elderberry, wild roses or brambles as well as crops and intercultural crops offer nectar and pollen from the end of winter to the end of the summer. Beyond pollen and nectar resource, trees and shrubs modulate detrimental climatic variations to crops and insects (wind, extreme temperature...). They reduce erosion and improve soil quality. These are favorable conditions to the plants of the agroecosystem to develop and produce nectar.

    Agroforestry systems based on the fertility of the system and its valorization, instead of its fertilization, seems to provide relevant solution to bees and pollinators. The potential of development of these practices is important. Farmers are interested in developing and promote agro-forestry, so are current policies. As an example, the first award of Sustainable farming was attributed to a farmer for its coherent, comprehensive, thoughtful and effective, work -“ combining agroforestry, simplified farming techniques and organic farming. A huge potential comes as well from the natural regeneration zones that could be a source of biodiversity and biomass without imposing further regulatory constraints to farmers.

    A toutes faims utiles... Lorsque l’on parle d’arbres, on pense forêt, oubliant souvent tous ces arbres dits champêtres, dilués dans l’espace. Utiles à l’agriculture et à la biodiversité, ces arbres hors forêt et le cortège de plantes qui les accompagnent, le sont aussi pour l’ensemble de la collectivité. En effet, sans obstacles physiques au vent et aux flux d’eau, sans nourriture, sans abris, ni corridor pour la faune sauvage, sans éléments régulateurs, un territoire ne peut fonctionner correctement.

    Habitué à tort à séparer espaces de production et de protection, l’homme a crée ces dernières décennies un fort clivage entre zones cultivées et zones arborées et protégées, avec les conséquences qu’on connait : érosion et perte de fertilité des sols agricoles, appauvrissement de la biodiversité, banalisation des paysages, etc. Un juste milieu est à trouver et l’arbre agroforestier, bien positionné et accompagné peut apporter beaucoup. Pas besoin d’artifices, la nature fait bien les choses et avec peu de choses.

    L’agroforesterie de troisième génération, par son approche d’ensemble, associe sur un même espace diverses espèces d’arbres champêtres, culture agricole et couverts permanents (trèfles, lotier, sainfoin, luzerne, sarrasin, etc.) et s’appuie sur la complémentarité des strates, des classes d’âges et des milieux. Du saule au châtaigner en passant par l’érable, l’acacia, le sorbier ou le tilleul, sans oublier le lierre, les fleurs des arbres, arbustes et autres lianes offrent, au fil des saisons, leur nectar et leur pollen aux pollinisateurs. D’autres, comme le chêne et certains conifères, sont sources exclusives de miellats dont les abeilles sont très friandes. Les bourgeons du peuplier et du hêtre sont les principaux fournisseurs de propolis pour la ruche. Les haies champêtres diversifiées, composées de prunelliers, d’aubépines, de cognassiers, de sureaux, d’églantiers ou encore de ronces ainsi que les cultures et inter-cultures complètent la production de nectar et de pollen de la fin de l’hiver à la fin de l’été. Au-delà de la ressource mellifère, arbres et arbustes tempèrent les variations climatiques préjudiciables aux cultures comme aux insectes (vent, températures extrêmes,...). Ils diminuent l’érosion et améliorent la qualité des sols. Autant d’éléments qui permettent aux plantes de l’agro-écosystème de se rapprocher des conditions optimales de développement et de production de nectar. Cette agroforesterie, en se basant sur la fertilité du système et sur sa valorisation et non pas sur sa fertilisation, semble être en mesure d’apporter des réponses pertinentes à la problématique de l’abeille et des pollinisateurs en général. Le potentiel de développement de ces pratiques est important. Il est souhaité par un certain nombre d’agriculteurs et encouragé par les politiques actuelles. En témoigne la récente attribution du premier prix des Trophées de l’Agriculture durable à un agriculteur pour sa démarche cohérente, réfléchie et efficace, alliant Agroforesterie, travail simplifié et couverts végétaux, en agriculture biologique. Un potentiel énorme si l’on considère aussi toutes ces surfaces en régénération naturelle assistée qui pourraient être source de biodiversité et de biomasse sans avoir à imposer encore davantage de contraintes règlementaires aux agriculteurs.

  • document-pdf-text	 icon Integrated Varroa control strategy (Dr. Ralph Büchler - 981 Ko)

    Dr. Ralph BÜCHLER

    Landesbetrieb Landwirtschaft Hessen, Bee institute, Erlenstrasse 9, 35274 Kirchhain, Germany

    Integrated fight strategy against varroa for tolerance The European beekeeping industry is caught in a dilemma: despite regular and increasing use of acaricides, Varroa continues to cause high losses and the virulence of the mite, together with its accompanying viruses, seems to grow. For a long-term solution, we need to propagate resistant bees and to support the spread of less virulent mites. This can be achieved by selective breeding of bees for disease resistance, combined with improved management concepts to support the health of colonies and a limitation of chemical treatments to highly infested colonies. Appropriate tools are already available; a short overview is presented here:

    1. Selective breeding for disease resistance In 2003, a cooperation of breeders was founded (Arbeitsgemeinschaft Toleranzzucht, http://www.toleranzzucht.de) to realize a large-scale selection program for productivity, gentleness and improved resistance against Varroa and other diseases. More than 150 private breeders are involved in testing about 2000 queens per year. A systematic exchange of test queens among breeders and apiaries has been established in order to achieve an optimal evaluation of environmental and genetic effects in the central data processing. This enables involving even small test units (minimum of 8 colonies/yard) in the common selection process. Using the estimated breeding values, all tested queens can be directly compared to each other, regardless of their individual test environment. The uniform protocol for the annual testing includes monitoring of the Varroa population growth during the brood season together with repeated tests for brood hygiene behavior using the pin-killed brood assay. Breeding values are calculated separately for honey productivity, gentleness, swarming behavior, Varroa and chalkbrood resistance and then integrated into a single selection index. All results are freely accessible via internet (www.beebreed.eu), and the breeder association publishes an annual breeding register with the breeding values of all tested colonies, thus providing a comprehensive overview over the whole population and stimulating the exchange and propagation of valuable stock. Bee breeders are encouraged to refrain from using acaricides on test colonies with an infestation of less than 1 mite/10g bees in the samples routinely taken during the first decade of July. Subsequently, these pre-selected colonies are monitored for their mite infestation and bee population development on a monthly basis. Colonies whose infestation levels remain below certain threshold values are wintered without any treatment. On average, more than 50 % of the pre-selected stock wintered successfully during the last few years. The selection is then performed using the criterion of colony size in spring compared to the size before winter. Together with the breeding values estimated from the preceding performance test, this wintering index will be considered for the final selection of vital breeder colonies for queen production and the drone equipment of mating stations.

    2.Improved colony management Under natural conditions bee colonies can limit the effect of brood diseases by leaving and rebuilding their broodnest during swarming. Swarming is usually prevented in modern beekeeping, but its positive effects on colony health can be preserved if the brood is completely removed once per season. Combined with use of a trapping comb, this measure effectively reduces the mite population and the infestation level of other pathogens, while the combs are renewed. Provided the brood removal is carried out at the right time, the honey harvestis not negatively affected.

    3.Selective treatment of highly infested colonies Samples of about 50 g bees are sufficient to estimate the Varroa infestation level of colonies. The mites can be separated by the use of powdered sugar without any harm to the bees. From long-term experience with untreated test colonies, infestation threshold values are now available which represent the individual survival risk of the hive. These data provide a reliable basis to decide which colonies need to be treated or can remain untreated. If beekeepers would learn to requeen highly infested colonies with offspring from less infected hives, a very simple but sustainable selection for Varroa resistance could be established in the field.

    Stratégie de lutte intégrée contre varroa pour une meilleure tolérance Le secteur européen de l’apiculture est pris dans un dilemme : en dépit de l’utilisation régulière et croissante des acaricides , le Varroa continue à causer des pertes élevées. Sa virulence et les virus qui l’accompagnement semblent croître . Pour une solution à long terme, nous devons utiliser des abeilles résistantes et obtenir des acariens moins virulents. Ceci peut être réalisé grâce à la sélection d’abeilles résistantes aux maladies, combinées à une gestion améliorée pour soutenir la santé des colonies et limiter les traitements chimiques des colonies fortement infestées. Des outils appropriés sont déjà disponibles ; un bref aperçu est présenté ici:

    1. La sélection pour la résistance aux maladies Une coopérative d’éleveurs a été fondée en 2003 (Arbeitsgemeinschaft Toleranzzucht , http://www.toleranzzucht.de ) afin de réaliser un programme de sélection à grande échelle visant à améliorer la productivité , la douceur et la résistance contre le Varroa et d’autres maladies. Plus de 150 éleveurs sont impliqués dans le processus expérimental de sélection. Celui-ci impliquent environ 2000 reines par an. Un échange systématique des reines sélectionnées entre les éleveurs et les ruchers a été établi afin de parvenir à une évaluation optimale des effets environnementaux et génétiques par le traitement ultérieur des données. Cela permet aussi d’intégrer des petites unités expérimentales (de minimum 8 colonies/rucher) dans le processus de sélection global. En utilisant les valeurs d’élevage estimées, toutes les reines testées peuvent être directement comparées les unes aux autres, indépendamment de leur environnement de sélection individuel. Le protocole expérimental annuel contient le monitoring de la population de varroas pendant la saison de ponte avec des tests répétés de comportement hygiénique du couvain utilisant le test du couvain tué à l’épingle. Les valeurs d’élevage sont calculées séparément pour la productivité de miel, la douceur, la propension à l’essaimage, la résistance du couvain plâtre au varroa pour être ensuite intégrées dans un seul index de sélection. Tous les résultats sont accessibles via Internet (www.beebreed.eu) et l’association publie un registre d’élevage annuel avec les valeurs d’élevage de toutes les colonies testées, offrant ainsi un aperçu global sur l’ensemble de la population et de stimulant l’échange et la propagation de patrimoine génétique de valeur. Les apiculteurs sont encouragés à éviter l’utilisation d’acaricides sur les colonies tests avec une infestation de moins de 1 acarien/10g abeilles (échantillons prélevés régulièrement au cours de la première décennie de Juillet). Par la suite, les acariens et le développement de la population d’abeilles des colonies présélectionnées sont surveillés sur une base mensuelle. Les colonies dont le niveau d’infestation reste inférieur à certains seuils passe l’hiver sans aucun traitement. Au cours des dernières années, une moyenne de plus de 50% du colonies présélectionnées ont hiverné avec succès. La sélection est ensuite effectuée en utilisant le critère de la taille de la colonie au printemps par rapport à la taille avant l’hiver. En complément aux valeurs d’élevage estimées à partir des tests de performance précédents, l’indice d’hivernage sera pris en considération pour la sélection finale des colonies éleveuses de reines et de mâles des stations de fécondation.

    2. Améliorer la conduite des colonies Dans des conditions naturelles, les colonies d’abeilles limitent l’effet des maladies du couvain en délaissant leur nid à couvain et en le reconstituant à l’occasion de l’essaimage. L’essaimage est généralement évité dans l’apiculture moderne, mais ses effets positifs sur la santé de la colonie peuvent être préservés si le couvain est complètement retiré une fois par saison. Combiné à l’utilisation de cadres pièges, cela permet de réduire efficacement la population d’acariens et le niveau d’infestation d’autres agents pathogènes, lorsque les cadres pièges sont renouvelés. A condition que le retrait du couvain soit effectué au bon moment, la récolte de miel n’est pas négativement affectée.

    3. Traitement sélectif des colonies fortement infestées Des échantillons d’environ 50 g abeilles sont suffisants pour estimer le niveau d’infestation de varroa des colonies. Les acariens peuvent être séparés en utilisant du sucre en poudre sans aucun dommage pour les abeilles. Des expériences menées depuis plusieurs années sur des colonies non traitées ont permis de déterminer des valeurs de seuil d’infestation représentatif du niveau de survie des ruche.s Ces données fournissent une base fiable pour identifier les colonies devant être traitées ou pas. Si les apiculteurs apprenaient à remplacer les reines des colonies fortement infestées, une sélection simple et durable se mettrait en place pour la résistance au varroa.

  • document-pdf-text	 icon 155 - BEECOME, un feu d'artifice pour célébrer l'apiculture (Agnès FAYET - 487 Ko)
  • document-pdf-text	 icon 155 - S'informer pour mieux informer, c'est vital (Etienne BRUNEAU - 101 Ko)
  • document-pdf-text	 icon 153 - Apiculture wallonne, une ardeur d'avance (Agnès FAYET - 629 Ko)

    Organisation, élevage, réseaux de surveillance, qualité du miel, diffusion de l’information : l’apiculture wallonne est pleine de vitalité. Preuve par l’exemple.